La méthode FIFO : le guide complet pour une gestion des stocks optimisée
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La méthode FIFO est une méthode de gestion des stocks où les premiers articles entrés sont les premiers sortis. Elle est aussi connue sous l’appellation PEPS (« premier entré premier sorti »), très répandue en comptabilité de stocks et en logistique.
Sur le papier, elle semble évidente. Pourtant, dans la réalité des opérations, elle se heurte souvent à des contraintes très concrètes : urgences qui tombent, palettes posées « en provisoire » au mauvais endroit, absence de traçabilité fine, ou encore manque de visibilité sur les dates d’entrée en stock. Les équipes prennent souvent ce qui est le plus accessible, qui n’est pas forcément ce qui est entré en premier.
La méthode FIFO apporte une réponse simple à ce désordre : structurer la sortie des stocks selon une logique claire, traçable et cohérente. Derrière ce principe, des impacts très concrets sur la qualité, les coûts et la fluidité des opérations.
FIFO, PEPS, « premier entré premier sorti » : de quoi parle-t-on concrètement ?
Cette méthode de gestion des stocks concerne aussi bien :
- Les consommables (EPI, pièces détachées, lubrifiants, visserie, etc.)
- Les matières premières et semi-finis
- Les équipements prêtés régulièrement (outillage électroportatif, appareils de mesure)
- Certains équipements informatiques ou périphériques qui évoluent rapidement
L’objectif est double :
- Limiter les pertes (péremption, obsolescence, casses liées à une longue immobilisation).
- Assurer une rotation saine des stocks, pour garder un niveau de qualité et de fiabilité.
Dans certaines entreprises, le FIFO est d’abord pensé comme une exigence qualité ou réglementaire (industrie agroalimentaire, pharmaceutique, médicale, chimie). Dans d’autres, il répond à un enjeu économique fort : ne plus découvrir en inventaire des palettes d’articles abandonnées depuis trois ans au fond d’un rack.
Les effets concrets sur les ruptures, les surstocks et la trésorerie
Lorsqu’elle est appliquée au quotidien, la méthode FIFO a un impact direct sur trois sujets sensibles pour les directions opérationnelles et financières :
- Ruptures évitées : en suivant une logique de premier entré premier sorti, les consommations deviennent plus prévisibles. Les seuils d’alerte et réapprovisionnements sont basés sur une rotation réelle, pas sur des estimations
- Surstocks réduits : les stocks « morts » ou dormants sont progressivement écoulés avant d’ajouter de nouvelles quantités en profondeur. Cela limite les achats en excès sur des références déjà présentes mais mal exploitées
- Trésorerie mieux maîtrisée : la valeur immobilisée dans le stock diminue, avec un taux de rotation plus sain. Cela se voit directement lors des clôtures comptables et des audits
Une exigence pour la conformité, la traçabilité et la qualité
Pour certains secteurs, la méthode PEPS représente un peu plus qu’un bon réflexe, mais une condition pour respecter :
- Des exigences réglementaires (pharmaceutique, médical, agroalimentaire, chimie).
- Des référentiels qualité type ISO, IFS, BRC, ou des cahiers des charges clients.
- La logique de premier entré premier sorti facilite :
- La documentation des flux de stock en cas d’audit
- L’identification des lots concernés en cas de rappel ou d’anomalie qualité
- La preuve que les procédures de méthodes de gestion des stocks sont appliquées et tracées
À l’inverse, un FIFO “fait au feeling” est difficilement défendable devant un auditeur ou un client. Sans horodatage, historique ou rattachement à des lots précis, les équipes n’ont souvent que leur bonne foi pour justifier l’ordre de consommation. D’où l’intérêt de coupler la méthode FIFO à un logiciel de gestion des actifs et de l’inventaire capable de conserver ces informations dans la durée.
Tableau comparatif : les méthodes de gestion des stocks
La méthode FIFO s’inscrit dans la liste des méthodes de gestion des stocks.
Les plus courantes sont :
| Méthode de gestion des stocks | Principe | Contexte typique | Risques majeurs si mal appliquée |
|---|---|---|---|
| Méthode FIFO / PEPS | Premier entré, premier sorti | Produits périssables, pièces sensibles, consommables | Péremption, obsolescence, dégradation progressive |
| LIFO (Last In, First Out) | Dernier entré, premier sorti | Contextes comptables spécifiques, environnements très volatils | Vieillissement des anciens lots, incohérences physiques |
| Coût moyen pondéré | Valorisation basée sur un coût moyen | Enjeux comptables, stocks homogènes | Moins de visibilité sur la rotation réelle des lots |
| Gestion à la commande (juste-à-temps) | Approvisionnement à la demande | Production lean, flux tendus | Forte sensibilité aux ruptures d’approvisionnement |
Dans le quotidien logistique, la méthode FIFO reste celle qui se rapproche le plus du bon sens opérationnel, surtout dès qu’il y a :
- Un risque de péremption ou de perte de performance (colles, peintures, batteries, capteurs)
- Une forte rotation de références similaires (gammes d’EPI, consommables techniques)
- Des enjeux de traçabilité par lot ou par série
Les axes pour adapter la méthode PEPS à la réalité du terrain
Quelques axes pratiques pour adapter la méthode PEPS au terrain :
- Organisation physique des emplacements
- Emplacements dédiés par lot ou par date d’entrée quand c’est réaliste
- Flux “en U” ou “drive-through” dans les racks pour que la sortie se fasse naturellement dans l’ordre d’entrée
- Règles visuelles simples
- Étiquettes avec date d’entrée clairement lisibles
- Zone « à écouler en priorité » identifiée pour les lots les plus anciens
- Des procédures courtes plutôt que des manuels de 50 pages
- Un mode opératoire simple : à la préparation, toujours scanner ou prendre d’abord les références marquées comme plus anciennes
- Des rappels visuels à proximité des zones de prélèvement
- Intégration avec la maintenance et les interventions
- Les ordres de travail et bons de sortie doivent inciter à respecter la méthode FIFO plutôt que de la contourner (par exemple en indiquant un lot ou un emplacement prioritaire).
Timly : un coup de pouce pour consolider la gestion des stocks
Le logiciel de gestion des stocks Timly intègre des fonctionnalités complémentaires et se révèle très utilise pour accompagner la méthode FIFO.
Ce logiciel répond à ces enjeux à travers quatre axes fonctionnels :
- Identification unifiée des stocks et des actifs
- Chaque équipement, outil, consommable ou lot est identifié par une étiquette à QR code à scanner directement depuis l’application pour inventaire
- La même application mobile sert aux magasins, aux techniciens de maintenance et aux équipes de chantier
- Workflows paramétrables adaptés au FIFO
- À la réception, la saisie de la date d’entrée et du lot devient un réflexe, guidé par l’interface
- Lors d’une sortie, l’application propose automatiquement l’article ou le lot le plus ancien, pour respecter la méthode FIFO sans y penser
- Lien direct avec la gestion des interventions
- Quand une intervention est planifiée dans Timly, les pièces prévues peuvent être réservées à l’avance, en respectant la logique du premier entré, premier sorti
- Une fois l’intervention réalisée, les consommations sont enregistrées, ce qui maintient la cohérence entre gestion de la maintenance et gestion des stocks
- Visibilité consolidée pour les responsables
- Reporting sur la rotation des stocks, identification des références dormantes ou sous-utilisées
- Analyse des consommations par site, par atelier, par type d’équipement, pour ajuster les seuils de réapprovisionnement
Foire aux questions : la méthode FIFO
La méthode FIFO (First In, First Out) est une méthode où les articles entrés en stock en premier sont également les premiers à être utilisés, consommés ou expédiés. Elle vise à réduire les risques de péremption, d’obsolescence et de surstock, tout en améliorant la rotation des stocks et la traçabilité.
Pour calculer la méthode FIFO, il faut d’abord classer chaque entrée en stock par date et par coût unitaire. Lorsqu’une sortie a lieu, on valorise les quantités prélevées en commençant par le lot le plus ancien, puis le suivant, jusqu’à couvrir la demande. La valeur du stock restant correspond alors à la somme des quantités non consommées, multipliées par leur coût d’entrée respectif selon la logique « premier entré premier sorti ».